Voici un texte que j'ai écrit il y a quelques mois, que j'ai retrouvé dans les archives de Choune. Elle m'a permis de le publier ici.
Bizarre. Ce doit être la première fois qu'en Amour j'en écrive si peu de ces lettres, de ces poèmes, de ces petits mots doux qui ne valent pas les madrigaux d'antan. Nul n'est besoin d'écrire avec toi, tout est dit et ressenti, même dans le regard que bien souvent tu fuis. La langue déliée se substitue à la plume acérée, à te serrer dans mes bras c'est tout un roman qui se lit, on se lie chaque jour un peu plus, chaque atome trouvant son alter ego, des ponts se créent dans nos pensées. Je te sais aussi bien que tu me comprends. Nous n'éludons aucune envie, aucun désir, rien n'est tabou entre nous et rien ne le sera jamais. On m'a gratifié de mensonges mais c'était que je n'avais pas trouvé ma vérité, mon EVIDENCE. Rien n'est jamais calculé, tout est induit, comme si les sensations que l'on a ensemble sont purs prolongements de nos êtres. Et c'est à chaque fois la nouveauté alors que l'on est rarement surpris de l'autre. Et pour cause nous avons toujours été à deux. C'est une conviction qui m'habite depuis que nous nous sommes rencontrés. Comme on aime à le penser, nos vies antérieures ont vu éclore notre Amour et celle-ci verre se perenniser celui la même que je veux pour dernier.
Bizarre. Je n'ai plus peur de mes sentiments. Ils ont si souvent été si malsains, si destructeurs que je m'étonne du bienfait qu'il semble me procurer. Je suis, auprès de toi, ce que je peux être de meilleur, sans haine, sans frustration, sans peine, sans désillusions. Nous touchons du doigt le bonheur et n'avons pour la seule fois de notre vie la crainte qu'il mette d'un coup les voiles. Nous abordons une vraie période d'équilibre, et même vacillant le mât fier qui supporte le drapeau de notre couple ne cesse d'opposer au monde entier l'enblême de nos coeurs.
Bizarre. Je me montre si calme, serein, empli d'espoir sans pour autant douter qu'on croirait qu'un autre réside en mon corps. Cet autre n'est finalement que le moi tu, caché, non assumé, que personne à part toi n'a jamais réussi à révéler tout à fait. J'exulte. Serait-ce en toi que je dois placer mon avenir? Nul doute et quant bien même il en serait pour bousculer mes certitudes je saurai faire preuve de rectitude à leur endroit. Ils ne peuvent pas mettre mes sentiments à l'envers. Même celle à qui j'avais tant promis n'a pas réussi à me faire me détourner de toi. C'est un cadeau que je t'offre sur un plateau, prends-le!
Bizarre! Pour la première fois de ma courte existence je sens qu'on m'aime au moins autant que j'aime. C'est gratifiant, de se sentir quelqu'un de si important, de si vital que je me sens le devoir de te dire que je suis immortel pour te rassurer. J'ai fait le choix de te prendre comme ma femme malgré la situation perilleuse dans laquelle nous sommes.
Bizarre. Je me suis jamais reconnu si proche de quelqu'un que de toi. Le loup solitaire a déniché sa proie. Elle l'a rendu comme un agneau qui sortirait les crocs si on s'approche trop de son enclos. Le loup prend soin de sa progéniture comme est essentielle pour lui sa nourriture charognée. Et quand ce n'est pas sa descendance, il sait quand même prendre sa défense. Ainsi tes enfants ne sont pas tout à fait les notres, mais ne seront jamais des étrangers pour moi. Je leur donnerai autant que leur père pourrait le faire, sans pour autant revendiquer un quelconque droit sur eux. Le droit du sang est parfois moins noble que le droit établi par le coeur. Le mien les a déja acceptés. Je veillerai à leurs besoins quotidiens comme aux tiens. Vous êtes à présent ma famille, et s'il y en a que cela gêne, je sais que notre Amour à nous quatre saura leur clouer le bec. Le sang est l'essence même des chagrins, le coeur est l'essence des tolérants. Faisons preuve d'Amour et nous serons toujours unis.
Bizarre. En me relisant je trouve que cet écrit me ressemble plus que tout ce que tu as lu de moi. Tournons la seconde page du livre de notre histoire, que nous écrivons chaque jour, ayant toujours à l'esprit que ce bouquin ne souffrira jamais de FIN.

Commentaires
«Il faut parfois savoi...
Par angye62 le 19/12/2007 à 16h42
Ca doit être le premier que tu m'aies ecrit! Enfin depuis que nous sommes ensembles lol
Et je dois dire qu'il m'avait beaucoup toucher, après avoir réussi a le déchiffrer parce qu'il faut dire qu'écrit à la main c pas pareil hein lol
Mais je l'adore au moins celui là il est a moi! lol
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