"Travailler c'est trop dur, et voler c'est pas beau, demander la charité c'est quelque chose que je ne sais pas faire"
On ne le voit plus celui-la, il n'écrit plus rien, il s'était pourtant proposé d'écrire sur sa Choune, sur sa vie, mais voila sa vie c'est de l'accéléré tous les jours, plus le temps de grand chose, et le tournant se rapproche inexorablement. Dans moins de deux mois maintenant nous fonderons une nouvelle famille, la mienne, la notre. Pour l'heure il me faut travailler, travailler encore pour vaincre cette baisse du pouvoir d'achat décriée par tous les analystes. Et les économies tous les jours aussi.
Question boulot d'abord. J'ai retrouvé une crédibilité nouvelle, grace en partie à une campagne de recherche de fuites fructueuse (mon boulot principal), et d'autre part pour un investissement total dans mon boulot. C'est ainsi que chaque semaine je passe au minimum une soirée sur le terrain pour réparer les fuites dans le centre-ville. Je dors donc chez moi, et j'ai l'impression de toujours travailler parce que je redémarre à 8h le lendemain (ça c'est pour les heures sup de nuit).
Je laisse donc ma Choune et les enfants ces jours la, je rentre toujours aussi tard (18h30 au mini) et part toujours avant qu'ils se lèvent (sauf Matthéo le lève tôt). C'est pas une vraie vie de famille, pas encore, mais c'est le prix à payer pour ne pas sombrer au niveau financier. Moi ça ne me gêne pas, ou pas trop, parce que je sais qu'en faisant cela j'évite un peu à ma famille les fins de mois trop difficiles. Dans deux mois seul mon salaire comptera, c'est pour cela que je blinde les heures pour que ça passe. C'est un petit sacrifice que je sais faire, ça ne me parait pas grave. Quand je rentre j'essaie d'être au mieux un mari, au mieux un beau-père. Je fais mon maximum même si je sais que ce n'est peut-être pas encore assez.
Je prends quelques autres responsabilités. Je vais m'inscrire à un syndicat pour mettre en place de nouvelles choses au travail. Je serai candidat au comité d'hygiène et sécurité qui se propose de mettre en place des règles et des moyens pour éviter les accidents.
Je passe aussi mon permis E, pour ceux qui ne savent pas c'est pour tracter des remorques et plateaux (pour moi transporter une minipelle mécanique, dont j'ai eu le permis il y a un an). Ceci incombe de repasser le code et des épreuves pratiques. Donc tous les mercredis soirs j'irai au code. C'est le prix à payer pour évoluer.
Je m'excuse ma Choune, je m'excuse les enfants, si je fais tout ça c'est pour votre bien-être, et mon épanouissement personnel. Il faut passer par la pour ne pas se laisser dépasser par l'inflation, pour ne pas être qu'un ouvrier parmi tant d'autres, pour ne pas être qu'une énième famille qui attend les aides familiales pour faire quelque chose. Mon ambition est grande pour nous. J'espère que vous comprendrez.
Le réveil vient de sonner à l'instant, et moi je ne suis pas encore endormi! Tout à l'heure, blotti contre ma Choune, j'ai eu une foutue alarme, au moment même où je fermais les yeux (vers 1h30). Comme c'est plus proche de mon domicile, j'y suis resté. Comme je pars pour 7h30, je n'ai pas voulu me coucher, sinon j'aurais été farcé. Je ne suis même pas fatigué, j'ai juste une envie de m'allonger, sauf que si je fais cela j'aurais du mal à me relever!
C'est pas toujours comme ça, mais c'est la deuxième nuit concécutive que je dors ici, enfin que je passe la nuit, sans ma Choune. Presque un an que ce n'était pas arrivé. Elle me manque terriblement, si bien que je tourne en rond, ne sachant quoi faire...
Le jour est déja la, je vais me préparer. C'est court je sais, mais je reviendrai bientôt.
Je me décide à réecrire, les oreilles pleines de musique (talking heads) et dodelinant de la tête pour évacuer la léthargie latente (1h de sommeil depuis hier matin). Nuit d'analyse avec ma Choune, comme il y a un an, on parle de nos familles, de tous ces non-dits, de toutes les hypocrisies, et puis de la situation de ma mère et de mon frère. C'est quand même incroyable la nature humaine, comment dans une société comme la notre, pouvoir exclure les brebis galeuses, et pis, monter des expéditions punitives comme si ce n'était pas assez. Ca doit être l'air du temps, il parait que le réchauffement est en marche, mais pas en nos coeurs! Ca devient irrespirable, même pour une personne en permanence sous oxygène. Le CO² nous dit-on. Je viens de voir que nos cousins italiens ont réelu leur fasciste. A chacun le sien. Pim c'est bientôt ton heure, ah non tu es déja dans la tombe. La vieille Europe ressemble tellement au peuple français, une multitude de tribus qui votent à gauche au niveau local pour les minimas sociaux, et à la droite de la droite pour virer ces bougnoules qui nous les volent. Peuple français si orgueilleux de son glorieux passé, qui ne voit pas qu'il n'est plus rien qu'un musée vivant, vestiges du XIXème que les asiatiques viennent visiter, et qui omettent de s'inspirer des droits de l'homme. Et la riposte française se fait attendre! Les JO de la honte se profilent, il va nous falloir nous ganter de noir. Mai 68 est mort, et on en fait l'inventaire avant liquidation (dixit sarko).
Ma Choune est auprès de moi depuis un an, et dans notre lit on est dans tous les états. On a vécu en un an ce que la plupart des gens ne vivent même pas en une vie. La famine guette dans le monde, et les réflexes de survie se font violents. Nous avons encore de quoi manger chaque jour nous. Le FMI, cet infecte institution capitaliste dirigé par un ancien candidat à la précidence de notre république, soi-disant socialo, a promis de débloquer des fonds. Est-ce à dire que chaque homme mangera à sa faim? Ou alors que chaque puissant pourra faire tourner à plein régime son usine d'agro-alimentaire? On a parlé de la taxe Tobin pour donner de la bouffe à chacun, si on avait taxé les transactions de Kiriel, peut-être qu'il n'y aurait plus de famine?
Nous avons fini la nuit en apothéose, avant de nous endormir vers 6h15 quand le réveil sonna. 7h30 je suis à la bourre, j'en oublie mes lunettes, celles que la sécu m'avait remboursées à hauteur de 20 euros, et sur la route j'entends que la baleine Bachelot veut combler le trou de la sécu sur le dos des bigleux! Et comme si ce n'était pas tout, il parait que les dentitions pourries vont en avoir pour leurs sous. Conséquence : une hausse de 8% l'année prochaine sur les complémentaires santé. Vincent Bolloré va se lancer dans la prothèse dentaire et les lentilles...
Ce soir, avant de retrouver ma petite famille je rends visite à ma maman hospitalisée, et elle pleure à l'évocation du dernier homme qui l'a lachée.
Sachez bien que quand le repos lui sera accordé j'irai la venger, et que tous les hommes qui lui ont nui en payeront le prix. La plupart d'entre eux ne liront jamais ça, l'effet de surprise sera donc total.
Je n'ai plus rien à écrire.
Je fais intrusion en ce lieu alors puisque tu ne trouves plus d'inspiration, le temps ou je ne sais quoi encore! Je prend posséssion de ce lieu comme j'ai pris posséssion de ton coeur, de ton univers. Je m'en souviens comme si c'était hier de cette rencontre inouie. Une rencontre entre deux êtres, deux anges blessés... Deux univers qui se sont rencontrés pas si différents que ça finalement, malgrè ce qu'on aurait pu croire. Tu es venu me parler de tout et de rien sur un tchat où seuls les hommes avant toi m'avaient fait croire à des bonnes relations simples alors que la lettre Q prenait toute la place dans leur vie... J'avais juste envie de ça. Un mec, que mes coups de gueule, mes gros mots, et mes sentiments ne feraient pas fuir... Toi t'en es accomodé malgrè que mes coups de gueule t'ont un peu déstabilisé au début je dois bien l'avouer. Tu ne t'es pas laissé avoir par ma grande gamelle. Tu as voulu continuer, continuer cette relation que je qualifiais de si particulière. Tellement particulière que dès que je me "sauvais" c'est toi et personne d'autre qui venait me "sauver".... Enfin tout ça pour dire que ça fait bientôt un an et demi que l'on se connait et rien ou presque n'a changé.... A part le fameux départ de mémé. Tu as remarqué que je ne suis plus la même.
Plus de sourire, plus de longues discussions à n'en plus finir... Fini l' Angel pétillante et montée sur ressorts que tu connaissais tant. J'ai fait place à la nouvelle, qui fait la tête, qui est à fleur de peau, et qui dort encore plus souvent. Je pleure parfois tout bas, la nuit surtout quand tu n'écoutes pas. Ce silence pesant entre nous a pris toute la place. Et je dois bien me rendre à l'évidence que c'est bien moi qu'il y ait installé. Je le nourris encore. Parce que crier, hurler comme je vais mal est trop dur pour moi. Je ne veux pas que tu me vois comme ça. Je sais c'est con! Mais c'est la seule solution que j'ai trouvé pour ne pas te faire sombrer avec moi. J'hurle de peine à l'intérieur. Je ne peux pas cracher mon venin. Je ne peux pas dire combien j'ai mal parce qu'il n'y aurait pas assez de mots dans un dico pour pouvoir la décrire.
Le seul pilier qui reste droit et sans faille c'est toi et les enfants. Sans vous j'aurais sombré pire que je ne suis déjà... Je me dis que grâce à vous, ça peut encore aller... Tu es toujours là, égal à toi même, jamais le mot de trop, jamais le mot trop haut. Tu te bats contre vents et tempêtes, et parfois j'ai l'impression de baisser les bras, de te laisser te battre tout seul. J'ai peur que tu t'éloignes de moi, oui! Même si toi seul décide quand tu dois partir. Il y a tant de choses que je voudrais dire, tant de choses que je voudrais sortir, mais voilà ça reste caché là, tu vois, tout au fond de moi. Je sombre et ne sait à quel point ça t'affecte. Je n'irais jamais trop bas ne serait ce que par respect pour elle, pour mes fils ou même encore pour toi. Il me faut juste sans doute du temps comme tout le monde le dit. Sans doute le temps d'apprendre un décès et ne pas en être touchée même si je ne connaissais pas la personne. Toute la souffrance de l'entourage, je peux la connaitre, la comprendre. Je me souviens avoir lu l'article du départ du frère de Cat1 un mercredi au matin. Ce jour là, je n'ai pas mangé, j'étais comme à côté de moi, tellement ça m'a fait mal pour elle. Et toute cette journée m'est revenue. Moi aussi c'était un mercredi. Alors dans la confusion d'une triste nouvelle comme celle là, je me suis remise dans le même état. Puis le décès que j'ai appris hier de la maman de l'instit de maternelle. J'imagine dans quel état elle doit être. On m'a dit trop souvent que j'étais "trop" sensible. Comprendre la souffrance des gens et avoir de la peine pour eux est ce être trop sensible? Je ne sais pas mais je me refuse de m'y faire. De me dire que ça n'est pas grave.. Que ça passera, qu'avec le temps... Avec le temps, la seule chose que je vois c'est mon amour grandissant pour toi, et notre relation renforcée. La seule chose que je vois c'est nous dans quelques mois dans notre cocon. Le nôtre...
Alors si tu n'écris pas ici moi j'y écrirai. Je dirai à tous ou seulement à nous que je nous aime, que je t'aime! Un temple, un édifice virtuel dédié à notre amour! Qu'ils me prennent pour une barge, qu'ils me trouvent gnian-gnian et toi avec, je m'en fiche. J'ai assez de courage et de nervosité pour deux. Je suis contradictoire je sais. Mais je refuse que cet endroit meurt. J'ai laissé bien trop de choses "mourir" auparavant pour avoir envie que cet endroit qui nous ressemble soit à l'abandon et finisse sa course, si bien lancée, ici!
Je ressors de ce lieu comme j'y suis entrée. Sur la pointe des pieds. Je laisse cette trace de mon intrusion parce que ça me fait sourire à l'avance en imaginant ta tête devant un texte que tu n'as pas écrit. Ce texte juste pour te remercier d'être toujours à mes côtés, pour te dire à quel point je t'aime...
(Ouais ça fait gnian-gnian, mais je m'en fous!)
Pas loin d'un mois que j'ai pas écrit ici hein? A cette évocation Choune vient de lacher un waouh!!! Eh oui je me fais rare ici puisque je n'ai plus rien à dire, plus à me plaindre diront les mauvaises langues! Ma vie depuis quelques mois me va très bien, donc plus besoin d'en faire toute une histoire. Je me surprends de plus en plus à ne plus vouloir grand chose de plus dans la vie, est-ce de l'autosatisfaction? A chaque jour suffit sa peine, ou bien est-ce son bonheur? J'ai une vie pas encore trop équilibrée, je n'ai pas encore d'habitation stable (aller-retour entre Arras Béthune et Bruay), pas de compte en banque stable (lol), mais mes sensations sont stables! J'ai fait une petite rechute il y a quelques temps, je n'avais plus ce mouvement intérieur qui me pousse à faire les choses, j'avais perdu le goût de la parole, histoire sans paroles ce fut pendant le temps d'un weekend. Bizarre je ne sais pas d'où ça me vient. Je me plais à croire que tout ça est endocrinologique, ça doit me rassurer. Choune m'a dit de parler à mon médecin, mais je ne veux pas passer pour un hypochondriaque. Ce n'est pas mon genre de somatiser.
Petite nouvelle déja reléguée sur les blogs de Choune, nous avons un nouveau pensionnaire dans "nos" maisons. Billy Tom l'a prénommé. Le premier chien de notre famille. C'était une promesse de Choune, donner un chien à Tom pour ses sept ans. Promesse tenue, et c'est même elle qui l'a trouvé sur un site. Moi je voulais pas de mâle, mais je voulais à tout prix un chien de chasse, et de préférence un épagneul, parce que ces chiens sont dociles et affectueux, notamment envers les enfants. Il ne restait qu'un mâle dans la portée, et à ce prix la on n'aurait pas pu en trouver un. J'ai donc couru à 30 km de la en plein midi pour pouvoir l'avoir. J'espère qu'il nous donnera plein de bonheur.
C'est mes vacances d'hiver, et les enfants vont chez leur père. Cette année, mes congés coincident avec les siens, donc primauté à la génétique, je ne les aurais pas avec moi. Mais reconnaissons que moi je les vois tous les jours. Ca ne fait pas un an que je les cotoie, et finalement nous avons acquis une complicité quasi filiale, ce qui en surprendrait plus d'un, surtout ceux qui ne nous connaissent pas, ceux qui ne nous voient pas. Le choix de vivre chaque jour auprès d'eux plutôt que de temps à temps a fait beaucoup pour que ça marche. Ils auraient pu me rejeter autant que de m'accepter. Mais j'y ai cru depuis le début. Je me sens père plus que le petit ami de Choune, que j'appelle désormais ma femme invariablement. D'ailleurs n'a-t-on pas annoncé notre mariage prochain? C'est donc totalement acquis comme statut non?
Nous allons arrangé notre cocon cette petite semaine de liberté. Du travail me direz vous? Pas vraiment. Tout ceci a un but, donc c'est plus un plaisir. On verra.
"Aujourd'hui, mieux qu'hier, moins bien que demain"
C'est calme ici, ils dorment tous! Ma Choune a basculé bien avant 21h, et les enfants il y a une demi-heure. Il ne reste que moi, la TV, et le pc d'éveillé. Peut être plus pour longtemps. Je suis exténué moi aussi. Ce début d'année est très fatiguant pour tout le monde faut croire. Ce ne sont pas les fêtes de fin d'année, les anniversaires. Non pas tout ça. Je pense plutôt que le passage à la nouvelle année nous a fait enterrer la précédente, qui a été riche en émotion pour nous tous. Dans l'ordre non chronologique, des ruptures, un divorce, deux décès, des nouvelles têtes, des nouvelles occupations, une nouvelle famille, une nouvelle maison, des centaines d'heures de discussions. Tout cela est harassant, et le repos nous ne l'aurons qu'en Août. Enfin je l'espère.
Difficile début d'année dans ma famille. On dirait que tout le monde est à cran, que les gens se plaisent à se déchirer. L'hypocrisie va de paire avec la crise. Ma soeur Del a voulu pour moi, pour nous deux un meilleur Saint Sylvestre. Ca n'a pas été exactement le cas, mais ce n'est pas de sa faute. Je trouve juste incroyable le besoin d'ingérence des gens dans l'éducation des enfants. Ma mère est bien limitée pour élever mon frère, mais de la à dire qu'il est intenable ce n'est pas vrai! Ma mère n'a pas tous les défauts de la terre non plus. Elle ne sait juste plus où elle en est. Moi qui ne suis pas pour remplacer les parents quand ils font défaut (ma situation avec Matt et Tom ne peut être décrite comme cela, ils ont un père et une mère), j'attends avec impatience la chute des illusions de certains néo-parents qui m'ont fait la morale à moi ce soir la. Ils auront ce qu'ils méritent avec le retour de bâton de leur chérubin, qui lanceront à leur tête la vérité sur leur éducation...
Je pense que les enfants doivent être capable de tuer leurs parents. Je m'explique. Le rôle d'un parent est avant tout de permettre à leurs enfants de ne pas refaire les mêmes erreurs qu'eux, les gens qui veulent des enfants à leur image, ou qui projettent sur leur progéniture l'ensemble de leurs frustrations connaitront l'échec! Je veux bien que mes enfants tuent mon image, qu'ils se séparent de mes idéaux s'ils ont la preuve que je fais fausse route. Je vais les armer pour qu'ils tuent l'image du père en moi. L'image du patriarche. L'image du je-sais-tout parce que je suis plus vieux que toi, sale jeune. Je ne tire pas les ficelles, ils ne seront pas mes marionettes, pas comme une certaine mère qui jouent à la poupée avec ses poupons.
On ne me fera plus la morale! Mes envies je les connais et les maîtrise! Je suis un homme, j'ai mon sexe qui se dresse aussi quand je vois une fille qui me plait. C'est un fait. Mais ma Choune de ce côté la m'apporte plus qu'aucune autre ne pourra jamais m'apporter. Ces filles je les considère comme un leurre et je ne suis pas un poisson! D'autres mordent à l'hameçon, et en guise de dégorgeoir ils dégorgent leur semence un peu partout. Ils sont dans la bourriche, et si pour l'instant on arrive à les remettre à l'eau, un jour ils seront dans l'assiette. C'est certain.
L'infidélité commence aussi quand on n'est plus fidèle à soi-même. Je sais ce que je suis, et ne veux pas en changer. Je ne vais pas me mettre à me travestir parce que ça plairait à d'autres hommes, ou d'autres femmes.
Je fatigue maintenant, je ne sais pas si je dois réveiller ma Choune, parce qu'elle a quand même un sale caractère quand on la réveille. Mais il faudra bien pour que je puisse m'allonger à ses côtés.
J'ai copité sur ma Choune, j'ai créé un blog musical, si ça vous tente :
www.planetofsound62.skyblog.com
"Pour faire du commerce, il faut, de nos jours, être américain ; mais si on se contente d'être intelligent, on peut aussi bien être français"
"La foi soulève des montagnes mais les laisse joyeusement retomber sur la tête de ceux qui ne l'ont pas!"
"Les prophètes ont toujours tort d'avoir raison"
"Supprimez le conditionnel et vous aurez détruit Dieu"
Boris Vian
Oyez oyez braves gens, il y a 2007 ans de cela, dans un pays peuplé de juifs persécutés non pas par les ancêtres d'Hitler mais par ceux de Mussolini, il y a 2007 ans donc naissait un petit gars qui allait nous permettre de différencier les communes de France (à leur clocher!). Et quinze jours après plus 1980 ans naissait votre serviteur, mais ça les livres d'Histoire l'auront éludé!!
Vous avez tous compris que je parlais de la seule fête chrétienne que l'on fête tous et toutes, et des rites imposés par l'industrie américaine bien plus que la bien mourante All of Hallow's Eve!
La Noël, la fête à Lëon quand on renverse ses codes, parce que, c'est toujours un moment unique de buverie légale dans notre beau pays. Dans ma famille cela ne déroge pas à la règle. Même moi je ne vais pas contre ce qui est ainsi établi. Donc en sortant de mon travail, le coeur léger je retourne chez moi où m'attendent ma Choune, Tom et Matt que je trouve assez calmes malgré l'orgie de cadeaux qui se prépare!! Les cadeaux je les mets dans le coffre de la voiture, profitant du subterfuge de Choune qui a pris les deux dans la salle de bain pour leur toilette, et tout se passe vraiment idéalement. On embarque à l'heure, et c'est tellement anormal que ça aurait du me mettre la puce à la tête comme dirait Boris (je reviendrai sur ce type un peu plus tard). Les délais sont respectés, la fourchette de temps (19h-20h) pour arriver chez ma tante respectée elle aussi puisque nous sommes arrivés les premiers, fait anormal aussi et la puce aurait du carrément pénétrer mon cerveau spongieux! On discute un peu, même pas le temps de prendre un apéro ou une boisson rafraïchissante mais pas alcoolisé, que je reçois un premier appel de mon collègue, parce que, l'avais-je déja oublié, je suis d'astreinte à chaque Noël depuis 3 ans! Il me dit qu'une certaine rue dans une certaine ville n'est plus alimentée en eau. Eh bien qu'il prenne du vin pour faire la vaisselle!! Non je lui dis pas ça, qu'il aille voir sur place et tourne une certaine vanne (c'est pas toujours aussi facile). Donc la conversation avec ma tante et mon cousin peut reprendre, pas dix minutes qu'il rappelle pour me dire que le directeur n'a plus d'eau lui aussi (il a le culot d'habiter cette ville malchanceuse!), et la c'est la panique à bord puisque chacun sait qu'un cul de directeur ça vaut de l'or, donc qu'il faut le lustrer, et depuis l'invention du savon par les gaulois, on n'a pas fait mieux pour qu'il soit efficace que de lui adjoindre de l'eau! C'est comme ça, j'ai jamais essayé un autre liquide mais je déconseille! Donc il faut bien que je rentre dans la danse sans faire de pas, faut que je passe le pas, le pas de la porte plus précisément, et sous le portique du péage pour aller plus vite. Je passe les détails de mon intervention (faudrait un petit cours d'hydraulique que je ne suis pas en mesure de dispenser), et je reviens deux heures après (dont une sur la route) et surprise, tout le monde est là, même les retardataires, et y'en a même qui sont en avance de quelques verres, pour pas dire d'hectolitres. La soirée se passe relativement bien, malgré sa bizarrerie, les enfants sont contents, et c'est bien l'essentiel. Nous rentrons au milieu de la nuit, harassés, les enfants ne tardent pas à ronfler, et nous les adultes arnaqueurs, nous jouons aux pères noel en tirant de sous le clic-clac les cadeaux qu'ils trouveront quelques heures de sommeil plus tard au pied du sapin.
Le matin, stressé par le téléphone d'astreinte qui dispense en réveil la même mélodie qui n'en est pas une (très désagréable, annonciatrice de mauvaises nouvelles) je sursaute dans le lit, croyant que j'étais en retard pour aller au boulot, et j'attends quelques minutes, pour voir si les enfants se lèvent, qu'on puisse voir leurs sourires quand ils ouvriront leurs cadeaux. Ce qu'ils font seulement deux heures après, et puis le reste de mon explication nous appartient (photos à l'appui pour ceux qui nous connaissent). J'ai rebossé pendant que les enfants partaient avec leur père (j'évite les confrontations avec ce genre d'individus). Ils sont revenus vers 17h, donc cela nous a pas laissé le temps ni le courage d'aller dans les familles. Et puis on a joué aux jeux qu'ils ont eu, ce fut une belle après midi finalement. Le premier noël de notre nouvelle famille.
P.S : j'ai eu de bien beaux cadeaux, un cendrier par mon filleul Alexis, un gaufrier par ma tata chérie, un bureau par ma maman non moins chérie, et puis un beau cadre confectionné par ma Choune,(" n'importe quel objet peut devenir un objet d'art pour peu qu'on l'entoure d'un cadre") avec des photos de New York ma ville préférée, et puis mon livre préféré et édition collector 60ème anniversaire de l'Ecume des Jours de Boris Vian (je savais qu'on reparlerait de lui).
Je termine par le préambule dudit livre, qu'encore après maintes lectures je trouve aussi prodigieuse : "cette histoire est vraie d'un bout à l'autre, puisque je l'ai inventée".
A méditer!
Voici un texte que j'ai écrit il y a quelques mois, que j'ai retrouvé dans les archives de Choune. Elle m'a permis de le publier ici.
Bizarre. Ce doit être la première fois qu'en Amour j'en écrive si peu de ces lettres, de ces poèmes, de ces petits mots doux qui ne valent pas les madrigaux d'antan. Nul n'est besoin d'écrire avec toi, tout est dit et ressenti, même dans le regard que bien souvent tu fuis. La langue déliée se substitue à la plume acérée, à te serrer dans mes bras c'est tout un roman qui se lit, on se lie chaque jour un peu plus, chaque atome trouvant son alter ego, des ponts se créent dans nos pensées. Je te sais aussi bien que tu me comprends. Nous n'éludons aucune envie, aucun désir, rien n'est tabou entre nous et rien ne le sera jamais. On m'a gratifié de mensonges mais c'était que je n'avais pas trouvé ma vérité, mon EVIDENCE. Rien n'est jamais calculé, tout est induit, comme si les sensations que l'on a ensemble sont purs prolongements de nos êtres. Et c'est à chaque fois la nouveauté alors que l'on est rarement surpris de l'autre. Et pour cause nous avons toujours été à deux. C'est une conviction qui m'habite depuis que nous nous sommes rencontrés. Comme on aime à le penser, nos vies antérieures ont vu éclore notre Amour et celle-ci verre se perenniser celui la même que je veux pour dernier.
Bizarre. Je n'ai plus peur de mes sentiments. Ils ont si souvent été si malsains, si destructeurs que je m'étonne du bienfait qu'il semble me procurer. Je suis, auprès de toi, ce que je peux être de meilleur, sans haine, sans frustration, sans peine, sans désillusions. Nous touchons du doigt le bonheur et n'avons pour la seule fois de notre vie la crainte qu'il mette d'un coup les voiles. Nous abordons une vraie période d'équilibre, et même vacillant le mât fier qui supporte le drapeau de notre couple ne cesse d'opposer au monde entier l'enblême de nos coeurs.
Bizarre. Je me montre si calme, serein, empli d'espoir sans pour autant douter qu'on croirait qu'un autre réside en mon corps. Cet autre n'est finalement que le moi tu, caché, non assumé, que personne à part toi n'a jamais réussi à révéler tout à fait. J'exulte. Serait-ce en toi que je dois placer mon avenir? Nul doute et quant bien même il en serait pour bousculer mes certitudes je saurai faire preuve de rectitude à leur endroit. Ils ne peuvent pas mettre mes sentiments à l'envers. Même celle à qui j'avais tant promis n'a pas réussi à me faire me détourner de toi. C'est un cadeau que je t'offre sur un plateau, prends-le!
Bizarre! Pour la première fois de ma courte existence je sens qu'on m'aime au moins autant que j'aime. C'est gratifiant, de se sentir quelqu'un de si important, de si vital que je me sens le devoir de te dire que je suis immortel pour te rassurer. J'ai fait le choix de te prendre comme ma femme malgré la situation perilleuse dans laquelle nous sommes.
Bizarre. Je me suis jamais reconnu si proche de quelqu'un que de toi. Le loup solitaire a déniché sa proie. Elle l'a rendu comme un agneau qui sortirait les crocs si on s'approche trop de son enclos. Le loup prend soin de sa progéniture comme est essentielle pour lui sa nourriture charognée. Et quand ce n'est pas sa descendance, il sait quand même prendre sa défense. Ainsi tes enfants ne sont pas tout à fait les notres, mais ne seront jamais des étrangers pour moi. Je leur donnerai autant que leur père pourrait le faire, sans pour autant revendiquer un quelconque droit sur eux. Le droit du sang est parfois moins noble que le droit établi par le coeur. Le mien les a déja acceptés. Je veillerai à leurs besoins quotidiens comme aux tiens. Vous êtes à présent ma famille, et s'il y en a que cela gêne, je sais que notre Amour à nous quatre saura leur clouer le bec. Le sang est l'essence même des chagrins, le coeur est l'essence des tolérants. Faisons preuve d'Amour et nous serons toujours unis.
Bizarre. En me relisant je trouve que cet écrit me ressemble plus que tout ce que tu as lu de moi. Tournons la seconde page du livre de notre histoire, que nous écrivons chaque jour, ayant toujours à l'esprit que ce bouquin ne souffrira jamais de FIN.
Je pousse un ouf! de soulagement, mes achats de noël ont été bouclés cet après-midi. Je ne dirais pas du tout ce que j'ai acheté! Il y a trop de yeux pas innocents du tout ici, les surprises restent des surprises, même si Choune déteste ça. Et pis elle a vu tous les cadeaux, sauf ceux la concernant! Nous sommes allés de bon matin (11h le dimanche c'est de bon matin) au centre commercial Auchan de Noyelles Godault. Passage rapide à Kiabi (1h quand même) parce que Choune avait à se faire rembourser d'un manteau ; en fait avec la somme elle a acheté de nouveaux vêtements, et c'est pas pour me déplaire puisque j'ai eu à loisir de lui choisir un beau chemisier (pas de grand mère) que certains pourront voir à Noël (selon ses dires). Et puis il me restait un cadeau pour mon filleul Alexis à trouver. C'est toujours dur avec lui, je ne sais jamais quoi lui acheter. Et la je lui ai trouvé deux cadeaux, je pense avoir bien choisi. Et puis nous sommes allés faire un tour dans mon nouveau magasin préféré, IKEA. Quand j'y vais, je trouve toujours de nouvelles idées pratiques de déco pour l'appart. Mais bon tout acheter ce que je voudrais serait synonyme de banqueroute (c'est déja pas rose lol). Alors la j'ai pris qu'une petite lingère qui remplacera celle en plastoc que j'ai (pas belle et trop encombrante). J'aime pas acheter des choses mais bon c'est la période qui veut ça!
Ce weekend nous n'avons pas les enfants, mais un petit arrangement avec leur père nous a permis d'aller à un spectacle hier après-midi. Pascale, une ancienne voisine et toujours amie nous a gagné 4 places à la radio. Les tiots étaient fins heureux, c'était un bon spectacle de magie/clown quoiqu'un peu long, même pour nous. Et puis les enfants devaient aller chez leur père donc nous les avons ramenés. J'ai réussi à nous faire inviter chez Del (elle va raler lol). On a passé une bonne soirée, de la bonne raclette à profusion (tu voulais nous gaver pour Noël?). Et puis j'ai bu pas mal non plus (désolé Choune). Même avec ces quelques grammes d'alcool dans le sang, j'ai réussi à reconduire à l'aise, comme d'hab!
Ces fêtes arrivent à grands pas, je n'arrive pas à me faire à l'idée que c'est juste l'histoire d'une dizaine de jours. Je n'ai pas comme les autres années d'appréhension particulière sur leur déroulement. Je serai avec ceux que j'aime, c'est ça l'essentiel. Je décompte les jours en fonction de mon astreinte. C'est à dire la prochaine fois que je serai en disponibilité ça coincidera avec le début des vacances scolaires, et Noël tombe en plein milieu de ma semaine d'astreinte. Donc quand je reprendrai le téléphone du boulot, ça voudra dire qu'on est entré dans la dernière ligne droite!
Cela signifie aussi l'approche des notations au boulot (eh oui on est notés dans la fonction publique), et cela risque d'être chaud entre moi et mon directeur (c'est chaud depuis quelques mois!). Nous allons régler nos comptes, et c'est comme ça à chaque fin d'année. L'année prochaine je rentrerai surement dans le rang (je ne suis toujours pas rentré dans le système de putes établi dans ma collectivité). Il faudra bien ça pour redorer mon blason très terni par ma véhémence vis à vis dudit système, je me suis rebellé toute l'année, allant jusqu'à provoquer mon directeur au sein même de son bureau. Tout cela doit changer puisque j'ai une vie familiale à protéger avant tout maintenant. Donc je serai un bon petit soldat à la botte de mes tortionnaires ; mais comptez sur moi pour fomenter une petite série de sabotage dans ce système. Je n'aurai de cesse de le faire jusqu'à sa pleine implosion! Tous ceux qui me connaissent savent que je ne me soumettrai jamais. C'est ma nature.
En attendant on va se calmer et profiter des premières fêtes sereines que j'ai à passer auprès de ma Choune et des enfants, ma famille, que j'aime beaucoup plus que d'aucuns pourrait imaginer!
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